Spectacles


Lutte traditionnelle

La lutte est l'un des sports les plus anciens, qui se retrouve dans des civilisations pourtant très éloignées par ailleurs. La popularité de ses champions ainsi que le rituel qui entoure chaque combat évoquent d'ailleurs nettement le Sumo japonais.

Mettant aux prises deux adversaires vêtus chacun d'une simple ceinture de peau cherchant à terrasser l'autre au moyen de prises et de coups portés, la lutte est en réalité bien plus qu'un simple combat.

Sous beaucoup d'appellations notamment le Laamb et le Mbappat , elle est pratiquée par presque toutes les ethnies du Sénégal en des périodes bien définies chez certains et pour des événements précis chez d'autres.

Elle consiste en un combat se déroulant au rythme des tam-tams accompagnée des voies mélodieuses des femmes qui chantent le courage et la bravoure des lutteurs. Mettant aux prises deux adversaires vêtus chacun d'une simple ceinture de peau essayant de terrasser l'autre en cherchant son côté faible : ce qui traduit littéralement le mot Laamb ( mot wolof )

Pendant la cérémonie de lutte, chez les wolofs par exemple, avant le début du combat, les lutteurs clament leurs auto-louanges dans l'arène par des paroles poétiques : c'est le Bak. Par contre chez les sérères, une esquisse de pas de danses accompagnée de gestuelles guidées par le son des tam-tams suffit comme Bak.

Le Bak donne également la possibilité aux différents lutteurs de défier leurs homologues afin qu'un combat soit organisé en guise soit de revanche soit de première comfrontation. Pour cela, il suffit que celui qui veut décrocher le combat interrompe le Bak de l'autre. Si ce dernier riposte, il confirmer que le combat pourra être organisé dans un future proche.

Autrefois, la lutte était affaire de prestige, qui s'est désormais doublée d'un aspect financier très attractif (un lutteur peut gagner par combat plus du centuple d'un salaire moyen sénégalais). Cett intrusion de l'argent a considérablement contribué à l'amendement du réglement : aujourd'hui, on parle de lutte avec frappe.

Le prestige n'a cependant pas disparu : les lutteurs sont les porte-drapeaux d'écuries dont les orchestres de percussions et les marabouts protecteurs et jeteurs de sorts se défient, cherchant à faciliter la victoire de leur champion.

Le spectacle ne se limite donc pas à l'arène, ni d'ailleurs à ses alentours : il est également dans les gradins où le public manifeste son enthousiasme et ses préférences en criant, battant des mains, mais également en dansant...


Football au stade


Les matches internationaux que joue le Sénégal à domicile se déroulent au stade Léopold Sédar Senghor de Yoff ou au stade Demba Diop de Sicap et donnent lieu à un spectacle étonnant, tant sur la pelouse que dans les gradins. En effet, à des années-lumière du fanatisme tendu des stades européens ou Sud-Américains, on assiste à des matches où les dribbles artistiques sont appréciés et applaudis, et ce quel qu'en soit l'auteur, les fautes de placement défensif entraînant des concerts de désapprobation. Bien entendu, les buts sont fêtés par un déferlement d'enthousiasme bon enfant : on se lève, on chante, on crie, on lève les bras et ... on danse!



Festivals


De nombreux festivals rythment la vie culturelle sénégalaise, organisés diversement par l'Etat, les collectivités locales et les organismes culturels internationaux. Les plus nombreux sont les festivals musicaux ou de danse (Mention spéciale pour le festival international Kaay Fecc de Dakar qui a lieu toutes les années impaires), comme Jazz et fanals à Saint-Louis, festival des Arts de Kafountine, Doudou Ndiaye Rose et les Rosettes, ...

Par exemple, les fanals se déroulent les soirs du 31 décembre. Ce sont des sortes de carnavals à la sénégalaise où défilés de chars en papier sont accompagnés par le son des tam-tams. Les premiers fanals ont vu le jour pendant l'époque coloniale.Les signares, riches et belles metisses de Saint-Louis, se rendaient à la messe de minuit les soirs de Noël, et étaient escortées de serviteurs qui brandissaient des lanternes multicolores : les fanals. Ils furent rapidement transformés en concours de la plus belle lanterne par la comparaison de celles-ci. Dès lors, les serviteurs firent montre d'imagination chaque Noël. Ainsi, les fanals cessèrent d'être de simples lanternes pour devenir de véritables monuments artistiques.

A ces festivals proprement dits, il faut ajouter les nombreuses manifestations culturelles, notamment les expositions de peinture (ateliers de Ngor) et de sculpture (ateliers de Ouakam).

 

Courses Hippiques

Le cheval était autrefois au Sénégal un signe extérieur de noblesse ou de richesse (notamment le cheval-artiste, un des principaux loisirs de la cour royale effectuant danses acrobatiques et parades au rythme des tam-tams), mais on a commencé à l'utiliser comme athléte depuis 1895 à Saint-Louis.

Aujourd'hui, les courses hippiques au Sénégal gardent une image trés originale. Se déroulant soit à l'hippodrome de Thiès, soit à celui de Louga ou encore à Dakar, et on peut encore y admirer le "cheval-artiste" perpétuant en lever de rideau cette tradition des temps anciens.

Les chevaux sont des porte-drapeaux d'écuries et sont montés par des jeunes qui ont parfois moins de 15 ans.